Le monitoring de la performance applicative pour permettre aux banques de faire face à la révolution PSD2. La Directive européenne PSD2, effective depuis le 13 janvier dernier, va bouleverser le secteur bancaire comme aucune autre réforme depuis des décennies.

Déjà soumis à de profondes transformations au cours des dernières années, le secteur bancaire sera, cette année encore, en proie à d’importants bouleversements, en particulier au sein de l’Union européenne. La directive révisée concernant les services de paiement dans l’Union (PSD2 – Revised Payment Service Directive) permet en effet désormais aux clients des institutions bancaires, particuliers comme entreprises, d’utiliser un fournisseur tiers pour gérer leurs finances. Seule une visibilité totale de leur environnement applicatif, y compris des services tiers, permettrait aux banques d’offrir à leurs clients une qualité de services et une expérience digitale optimales.

PSD2 : un bouleversement majeur pour le secteur bancaire

En quoi cela impacte-t-il les banques ?
Une fois mis en œuvre, PSD2 va permettre aux clients d’utiliser une tierce partie comme Facebook ou Amazon par exemple, pour payer leurs factures, faire des virements, ou encore vérifier l’état de leurs comptes, tout en gardant leur argent bien en sécurité sur leur compte bancaire habituel. Ce qui signifie que les banques vont tout simplement perdre le contrôle des informations et des services de paiements de leurs clients.

Mais comment cela va-t-il fonctionner ?
Avec PSD2, les banques sont désormais dans l’obligation de fournir à ces tierces parties un accès aux comptes de leurs clients via des API ouvertes. Ce qui permet à ces fournisseurs de services externes de développer des services financiers sur la base des informations et des infrastructures des banques elles-mêmes. La concurrence ne se limite donc plus aux seules banques, mais s’étend dorénavant à n’importe quel organisme proposant des services financiers.

Pourquoi un tel bouleversement ?
Comme partout ailleurs, c’est l’innovation qui pousse le monde vers l’avant. Le digital et l’expérience client sont aujourd’hui une force motrice majeure. Les banques, qui ont tendance à rester cantonnées à leurs systèmes traditionnels, doivent maintenant s’aligner avec la demande actuelle. A défaut, elles risquent tout simplement de disparaître.

Monitorer ses performances pour rester dans la course

Les banques doivent améliorer les fonctionnalités et les services qu’elles offrent à leurs clients. Ces derniers sont de plus en plus technophiles et exigeants en matière d’expérience client. Les banques devront donc monitorer, analyser et gérer une multitude de couches de données pour garantir une performance et des expériences optimales, et rester compétitives face à cette concurrence inédite.

Le modèle induit par PSD2 impose aux banques de s’équiper de solutions de monitoring puissantes, capables de fournir une visibilité totale sur la chaîne de dépendances applicative.

Pour un monitoring sans faille, le système doit être capable de fournir une analyse en profondeur du code back-end, jusqu’aux appels en base de données, de toutes les transactions provenant de ces APIs, mais aussi la vue des services tiers sollicités. De plus, il semble primordial de contextualiser les temps de réponse, les erreurs et les données recueillies en proposant le détail des parcours utilisateurs. Ces chaines applicatives complexes induisent également la nécessité d’être soutenues par un système d’alerte automatique en cas de problème, le tout en temps réel pour une plus grande réactivité.

Avec une telle solution, les banques pourront ainsi offrir à leurs clients des services bancaires et une expérience digitale de qualité.

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Rafaël Portolano est Consultant expert en Performance Applicative chez Dynatrace