On peut empiler les accélérateurs et optimiser les kilowatts, si les données n’arrivent pas à temps, l’IA s’étouffe. Le flash transforme le stockage en accélérateur direct : moins de latence, moins de chaleur, plus de densité, et des workloads qui tiennent enfin le rythme.

Alors que la France s’apprête à tirer les enseignements du Sommet pour l’action sur l’IA et à ouvrir une réflexion de fond sur l’avenir des data centers sur son territoire, le débat public se concentre logiquement sur la puissance de calcul, l’énergie et l’empreinte environnementale des infrastructures. Ces sujets sont essentiels, mais un pilier fondamental reste encore trop souvent relégué au second plan : le stockage des données.

Pourtant, à l’horizon 2026, la croissance des volumes de données, portée par l’essor de l’IA, des usages en temps réel et des systèmes connectés, impose de repenser en profondeur les fondements de notre économie numérique. Sans des infrastructures de stockage adaptées, performantes et fiables, les ambitions autour de l’IA et des data centers risquent de se heurter à des limites très concrètes.

Le stockage, facteur majeur de compétitivité des data centers

La performance d’un data center ne repose pas uniquement sur sa capacité de calcul. Elle dépend tout autant de sa capacité à stocker, accéder et exploiter les données en temps réel.

Dans ce contexte, le stockage flash s’impose progressivement comme un composant stratégique. Sa faible latence et ses hautes performances permettent d’optimiser les opérations de lecture et d’écriture, améliorant directement la réactivité globale des systèmes. Ce gain de performance s’accompagne d’une consommation énergétique plus faible et d’une réduction de la chaleur dégagée, contribuant à limiter les besoins en refroidissement et à réduire les coûts d’exploitation.

La compacité des solutions flash facilite également les déploiements à haute densité, un atout potentiel dans un contexte où l’optimisation de l’espace physique devient un enjeu majeur pour les exploitants de data centers. Le stockage flash peut aussi renforcer la fiabilité des infrastructures et réduire les risques de défaillances à long terme.

Valoriser les données non structurées

Au-delà des infrastructures, un autre défi pour les organisations réside dans la gestion et la valorisation de volumes croissants de données non structurées. Textes, images, vidéos, flux issus de capteurs ou journaux systèmes représentent une part importante des données produites aujourd’hui, mais aussi l’essentiel de leur complexité.

Ces données n’ont de valeur que si elles peuvent être stockées, traitées et analysées efficacement. Dans des secteurs comme la santé, l’industrie, l’automobile ou la finance, la capacité à exploiter ces informations conditionne la prise de décision, la performance opérationnelle et l’innovation.

Grâce à ses performances et à sa fiabilité, le stockage flash permet de soutenir l’analyse en temps réel, de rapprocher le traitement des données de leur point de production et de gérer des charges de travail intensives. Il ne s’agit plus seulement de stocker des données, mais de les transformer en informations exploitables, au rythme des usages métiers.

Véhicules définis par logiciel : le stockage comme levier clé

Les véhicules définis par logiciel illustrent cette évolution. Capteurs, caméras, systèmes d’aide à la conduite et algorithmes d’intelligence artificielle génèrent et exploitent en continu des volumes massifs de données. La promesse de ces technologies repose sur leur capacité à analyser l’information en temps réel, de manière fiable et sécurisée.

Dans ce contexte, le stockage ne peut plus être considéré comme un simple composant technique. Il devient un élément structurant de la performance, de la sécurité et de la robustesse des systèmes embarqués. Les solutions de stockage flash destinées aux environnements automobiles sont conçues pour résister aux contraintes physiques tout en garantissant un accès rapide et continu aux données critiques.

Cette base technologique soutient le développement et le passage à l’échelle des véhicules définis par logiciel.

Replacer le stockage au cœur de la stratégie numérique

À mesure que l’intelligence artificielle se généralise dans tous les secteurs, le rôle du stockage évolue profondément. Longtemps perçu comme une simple couche d’infrastructure, il devient un levier de performance, de compétitivité et, de plus en plus, de souveraineté numérique.

Si la France et l’Europe veulent tirer pleinement parti des investissements réalisés dans les data centers et les technologies d’IA, il est indispensable d’élargir la perspective. Le stockage, et en particulier le stockage flash, doit être pensé comme un pilier de l’économie de la donnée.

En 2026, la question ne sera plus de savoir combien de données nous sommes capables de produire ou de traiter, mais dans quelles conditions nous sommes en mesure de les exploiter efficacement.
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Par Christophe Vaissade, Directeur des ventes OEM EMEA, marchés embarqués et cloud chez Sandisk

 

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