Pendant des années, tester un logiciel, c’était vérifier qu’une entrée A donnait bien une sortie B. La 18e Journée Française des Tests Logiciels, le 9 juin au Beffroi de Montrouge, enterre cette belle certitude : avec les agents autonomes et l’IA générative, la sortie devient mouvante, et la vraie question des DSI n’est plus « est-ce que ça marche ? » mais « est-ce que je peux faire confiance à un système qui décide en partie à ma place ? ».

C’est exactement ce que la communauté du test vient chercher le 9 juin. Dernière ligne droite pour réserver sa place : s’inscrire à la JFTL 2026.

Tester l’IA ou tester avec l’IA : ce que la JFTL 2026 tranche le 9 juin

Sous le même mot, le marché range deux sujets qui n’ont presque rien en commun. Tester avec l’IA, c’est gagner du temps sur la conception et l’exécution des cas de test. Tester l’IA, c’est éprouver des systèmes qui n’obéissent plus à une logique fixe. Le premier rassure les directions financières, le second empêche les DSI de dormir. La JFTL sépare enfin les deux.

Du logiciel déterministe à l’agent autonome, ce qui change pour la QA

Un agent IA ne se contrôle pas comme une application classique : il est non déterministe, en partie autonome, et il s’adapte à ce qu’il croise en chemin. Les recettes habituelles de l’assurance qualité calent sur ce comportement. Bruno Legeard, qui pilote chez Smartesting l’agent testeur Lynqa et co-écrit la certification ISTQB CT-GenAI « Tester avec l’IA générative », pose des méthodes qui sortent du labo : évaluation bout en bout, test de trajectoire, gestion du non-déterminisme, logique « agent as a judge ». Le tout adossé à deux retours concrets, un agent de conception de tests à base de RAG et un agent qui exécute des tests fonctionnels.

Red teaming et tests contradictoires : le lexique 2026 du décideur

Quand le code cède la place aux prompts, les garde-fous deviennent une cible. Applause montre comment le token smuggling ou les injections de prompts indirectes passent sous les protections d’applications de grands groupes, et convoque même un personnage, M. Scam, incarnation des coups tordus que les modèles laissent filer. La parade tient en deux expressions que les DSI vont devoir apprivoiser : red teaming et tests contradictoires, soit la posture de l’attaquant retournée contre ses propres modèles. Ajoutez les tests métamorphiques et les tests adversariaux, et vous tenez le vocabulaire qui servira à qualifier la confiance accordée à un système d’IA.

Les chiffres qui font bouger un budget QA, et le piège des vanity metrics

Les éditeurs débarquent avec des chiffres qui claquent. MGDIS annonce une conception de tests passée de 4 heures à 5 minutes, et un coût par scénario tombé de 120 euros à moins d’un euro. Niji affiche 50 % de temps de conception en moins. De quoi nourrir un calcul de retour sur investissement. Puis vient la douche froide, le même jour : un talk baptisé « Arrêter les vanity metrics » rappelle qu’on peut aligner 97 % de couverture de code, 1 200 tests automatisés et moins de 10 bugs en production, et voir quand même les incidents pleuvoir en exploitation. La morale, pour un DSI : on mesure pour comprendre, pas pour se rassurer.

Les retours d’expérience grands comptes à bloquer dans son agenda

Ce qui fait vraiment déplacer un DSI, ce ne sont pas les slides des éditeurs, ce sont les pairs. Et sur ce terrain, la JFTL aligne des noms que les annonces concurrentes, occupées à dérouler leur liste de sponsors, oublient de citer.

BNP Paribas Cardif, déployer le BDD dans 75 squads

Jean-Marc Pires, responsable du Centre de Test de BNP Paribas Cardif, raconte le déploiement du Behavior Driven Development dans 75 squads en agile à l’échelle. Industrialisation, automatisation, jungle organisationnelle : un récit de terrain avec ses ratés et ses ficelles, taillé pour toute DSI qui étend une pratique de test sur des dizaines d’équipes.

Decathlon, la qualité data-driven en agile à l’échelle

Rémy Darras et Sabir Archkak racontent le passage de Decathlon de processus silotés à une qualité pilotée par la donnée, portée par des Quality Advisors. Indicateurs serrés, gestion industrialisée des tests : la qualité cesse d’être un goulot d’étranglement pour devenir un accélérateur de livraison, chiffres en main.

Migration SAP S/4HANA, la QA en acteur central et non en validation finale

Invarture, avec Emmanuel Pène et Mélodie Chapelier, plaide pour une QA installée au cœur des projets S/4HANA plutôt qu’en recette de dernière minute. Création visuelle des tests, intégration dans les processus ALM : une session pour les directions IT et métiers qui veulent sécuriser une migration SAP sans la découvrir en production. À côté, Société Générale s’attaque au Spec Driven Development à l’ère de l’IA, pendant qu’AXA et BNP Paribas ouvrent leurs modèles d’organisation du test en agile à l’échelle.

Organiser sa journée au Beffroi de Montrouge et réserver sa place

Tutoriels du 8 juin : souveraineté, petits modèles et sobriété numérique en atelier

La veille, le 8 juin, le CFTL ouvre une journée d’ateliers en comité restreint, un le matin, un l’après-midi. Deux sujets que la plupart des événements IA évitent soigneusement y trouvent leur place. Le fine-tuning de petits modèles, avec Antoine Chevrot et Fabrice Bouquet, trace une route hors des grands LLM américains, au nom de la souveraineté, de la sécurité et de l’empreinte carbone. La réduction de consommation de ressources, avec Marc Hage Chahine et Julien Cahu, s’appuie sur le RGESN et des cas concrets d’optimisation. S’ajoutent les stratégies de test de l’IA, les architectures d’agents IA branchées sur l’outillage (Bruno Legeard, Frédéric Tamagnan), l’accessibilité et le RGAA, et l’audit de maturité TMMi.

Construire son parcours entre les six salles du 9 juin

La journée s’accroche à trois keynotes : une réflexion sur la gouvernance antifragile à l’ère des collectifs humain agent, « When Women Lead Tech » avec Natia Sirbiladze, et « Le bonheur sinon rien » de Bernard Rulmont pour refermer la boucle. Entre les deux, les sessions tournent en parallèle dans six espaces, de l’Auditorium Moebius au track éditeurs réservé aux démonstrations. Le bon réflexe : repérer à l’avance vos créneaux IA, automatisation, méthodes et QA selon vos chantiers, et garder du temps pour l’espace d’exposition, qui rassemble plus de 40 sponsors.

S’inscrire avant le jour J : accès, billetterie, partenariat presse InformatiqueNews

L’événement réunit chaque année près de 1 300 professionnels du test et de la qualité. Rendez-vous au Beffroi de Montrouge, mardi 9 juin 2026, portes ouvertes à 8h00. L’inscription se passe sur le site du CFTL : accéder à la billetterie. Le programme complet est en ligne. InformatiqueNews est partenaire presse de la JFTL 2026.

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