Les chefs d’entreprise ne peuvent pas se permettre de choisir entre cybersécurité et productivité. Chaque cyberattaque, qu’il s’agisse d’un ransomware dans un hôpital ou de la récente violation de France Travail, met en évidence la faiblesse des mots de passe et l’obsolescence des logiciels, et nous rappelle que des protocoles solides de sécurité des données, garantissant la facilité d’utilisation des systèmes et des technologies, sont nécessaires pour assurer la cyber-résilience. Les mesures de sécurité doivent aider les utilisateurs plutôt que de les ralentir, car les entreprises dépendent de plus en plus de l’IoT, de l’accès à distance et de l’assistance des fournisseurs. Pour y parvenir, il est essentiel de veiller à ce que le processus de sécurisation soit simple. La mise en œuvre d’approches stratégiques peut contribuer à rationaliser l’accès des utilisateurs tout en maintenant une protection robuste contre les cybermenaces.
Voici quelques bonnes pratiques qui peuvent aider les organisations à renforcer leur sécurité sans nuire à la facilité d’utilisation et, par conséquent, à la productivité.
- L’identité est la clé
L’identité est au cœur de la sécurité moderne, et l’importance croissante accordée par la France à la souveraineté des données et au numérique ne fait que renforcer cette tendance. Considérer l’identité comme le panneau de contrôle garantit que chaque connexion, appareil et application est géré par une politique d’accès cohérente. Lorsque les utilisateurs s’identifient facilement, avec la biométrie, des badges ou des identifiants mobiles, la sécurité devient fluide, réduisant les contournements et améliorant la satisfaction des utilisateurs.
Il est essentiel d’adopter les principes du Zero Trust, qui garantissent qu’aucun utilisateur ou appareil n’est intrinsèquement fiable et que l’accès est continuellement vérifié sans imposer de contraintes supplémentaires aux utilisateurs. La mise en œuvre de l’authentification multi-facteurs (MFA) et de l’accès avec privilèges minimaux réduit l’exposition tout en garantissant un accès approprié. Des contrôles réguliers de l’accès alignent les autorisations sur les rôles actuels, permettant de maintenir la sécurité sans être intrusif. L’intégration de capacités de détection et de réponse aux menaces d’identité (ITDR) permet de repérer les anomalies et de déployer une réponse rapide aux menaces, tout en permettant un accès fluide dans des conditions normales. Enfin, il est essentiel de sécuriser l’accès des tiers en étendant les politiques Zero Trust afin de se protéger contre les vecteurs de violation fréquemment exploités.
La combinaison de la gestion des identités et des accès (IAM) avec une surveillance constante et la détection des menaces permet de garantir la protection des données à tous les niveaux sans sacrifier l’expérience utilisateur.
- Authentification sans mot de passe
Les mots de passe constituent l’un des principaux risques pour la sécurité et nuisent considérablement à la productivité, en particulier dans les organisations où les postes de travail et les terminaux sont partagés avec des employés se connectant plusieurs fois par jour. Par exemple, l’enquête sur le récent cambriolage du Louvre a mis en évidence la grande faiblesse de leur politique en matière de mots de passe. Les technologies d’authentification sans mot de passe telles que les normes Fast Identity Online (FIDO), les clés d’accès liées à un appareil ou l’authentification par proximité renforcent la sécurité tout en offrant aux consommateurs un accès plus rapide et plus fiable à leurs outils numériques.
La sécurité sans mot de passe réduit la fatigue liée aux identifiants et le risque d’hameçonnage, permettant aux équipes de travailler plus rapidement et en toute sécurité en simplifiant l’accès avec une sécurité qui aide réellement les utilisateurs.
- Sécurisation des terminaux partagés et des appareils mobiles
Dans les secteurs critiques tels que la santé, l’industrie ou les services publics, les appareils mobiles et les postes de travail partagés, bien qu’essentiels pour stimuler la productivité, présentent également des risques.
Alors que les organisations françaises s’efforcent d’améliorer la sécurité et de renforcer la confiance numérique, elles doivent également tenir compte des risques croissants liés à la complexité des environnements d’accès. Dans la santé, par exemple, plus des deux tiers des établissements ont déjà adopté la nouvelle norme Hébergeur de Données de Santé, reflétant ainsi cette dynamique nationale. Le cadre HDS 2024 actualisé renforce à la fois les exigences de conformité et les normes opérationnelles, en mettant l’accent sur la souveraineté des données, la supervision des accès et la préparation aux audits.
À mesure que ces exigences évoluent, la gestion des identités et des accès (IAM) devient essentielle pour trouver un équilibre entre sécurité et facilité d’utilisation, afin de garantir qu’une protection renforcée ne se fasse pas au détriment de l’efficacité. Une stratégie d’accès efficace et sécurisée commence par la mise en place d’une collaboration transversale entre les équipes informatiques, de sécurité, d’exploitation et les employés de première ligne afin de maximiser les ressources et d’aligner les objectifs et la gouvernance.
Pour optimiser ces flux :
- Accélérez le processus de départ en utilisant l’accès par badge ou la reconnaissance faciale pour vérifier l’identité des utilisateurs.
- Verrouillez les systèmes entre les utilisateurs en effaçant automatiquement les identifiants, en imposant une authentification multifactorielle sans mot de passe et en empêchant tout accès non autorisé lorsque l’équipement change d’utilisateur.
- Mettez en place une authentification unique (SSO) transparente pour les applications afin d’améliorer l’accès des utilisateurs et de faciliter les transitions lors des changements d’équipe.
- Offrez des expériences utilisateur personnalisées grâce à des contrôles d’accès basés sur les rôles et les besoins des utilisateurs afin de réduire les frictions et d’améliorer l’adoption.
- Gagnez en visibilité et en responsabilité. Suivez l’utilisation des appareils afin de réduire leur perte, de renforcer la conformité et d’améliorer l’efficacité informatique grâce à une gestion centralisée.
- Surveillance continue des données d’accès pour favoriser l’amélioration
Les données d’accès améliorent les rapports en mettant en évidence la sécurité et l’efficacité grâce à des indicateurs tels que la durée de connexion, les échecs d’authentification et l’utilisation des appareils, ce qui permet aux organisations d’identifier les points de friction et d’apporter des améliorations.
La comparaison des indicateurs de référence, la hiérarchisation des domaines à fort impact, l’intégration de l’analyse des accès aux données opérationnelles et le suivi des progrès au fil du temps peuvent faire de la cybersécurité un facteur tangible de productivité.
- Promouvoir une culture de la cybersécurité
L’efficacité des technologies dépend de la sensibilisation et de la formation. Une culture de sécurité forte, associée à des flux de travail sécurisés et productifs, est essentielle pour développer la cyber-résilience afin d’atténuer les risques liés aux erreurs humaines. La formation doit couvrir les différents types de cybermenaces provenant soit de l’extérieur, soit de l’interne, et les équipes doivent être régulièrement informées des dernières évolutions. Une culture de vigilance réduit l’écart entre les règles et la pratique.
Conclusion
Les stratégies de cybersécurité qui font du comportement sécurisé le choix le plus simple sont celles qui ont le plus de succès. Les organisations peuvent renforcer leurs défenses sans ralentir leurs employés en intégrant la facilité d’utilisation à tous les niveaux de la gestion des identités et des accès.
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