Alors qu’Anthropic fait le buzz depuis des semaines avec son outil Claude Code devenu très populaire dans toutes les équipes d’ingénierie logicielle, OpenAI cherche a reprendre un peu la main et attirer les regards vers son offre concurrente nommée Codex. Elle annonce des promos et l’arrivée d’une app native… sur MacOS dans un premier temps.
OpenAI dévoile Codex App, une application macOS pensée comme un véritable centre de commandement pour le développement logiciel. Jusqu’ici Codex n’était disponible que sur le Web, accessible depuis ChatGPT. Loin d’un simple assistant de génération de code, et à l’instar de son très populaire concurrent Claude Code, Codex s’impose comme une interface IA agentique capable de piloter plusieurs agents IA en parallèle, de gérer des tâches longues et de synchroniser le travail entre IDE, terminal et app.
« Nous avons franchi un seuil de véritable utilité », confie Sam Altman, expliquant que les modèles récents permettent désormais d’accomplir « des choses extrêmement complexes » avec une fluidité qui rend les interfaces traditionnelles trop limitées.
Codex App s’appuie sur le nouveau modèle GPT-5.2-Codex sorti en fin d’année dernière. « C’est le meilleur modèle et de loin pour réaliser des travaux sophistiqués sur des choses complexes » affirme Sam Altman, le CEO d’OpenAI, « mais il est plus complexe à dompter et maîtriser ». D’où la volonté de rendre ce potentiel un peu plus accessible et flexible par le biais d’une application locale.
Un poste de pilotage pour agents multiples

La nouvelle app devient ainsi un poste de pilote multi‑agents, capable de superviser des projets complexes d’ingénierie logicielle sur la durée.
Des “skills” : l’IA qui dépasse la simple génération de code

« Avec les Skills, Codex évolue d’un agent qui écrit du code vers un agent qui utilise le code pour accomplir du travail sur votre ordinateur », explique OpenAI .
L’exemple phare présenté par l’entreprise : un jeu de course 3D complet, conçu par Codex en autonomie, mobilisant plus de 7 millions de tokens et plusieurs « skills » spécialisées. L’agent a joué tour à tour le rôle de designer, développeur et testeur, validant lui‑même ses propres fonctionnalités.
Automatisations : l’IA qui travaille en arrière‑plan

OpenAI explique utiliser ces automatisations en interne pour « gérer les tâches répétitives mais essentielles » qui rythment la vie d’un projet logiciel.
Sécurité : une approche sandboxée et configurable
L’un des enjeux majeurs d’un agent capable de modifier du code localement est la sécurité. Codex fonctionne dans un environnement sandboxé, avec des permissions explicites pour les accès réseau ou les opérations sensibles. Les développeurs peuvent définir des règles de confiance par projet, allant du mode strict au mode permissif.
Depuis la sortie du modèle GPT‑5.2‑Codex en décembre, l’usage a doublé, dépassant le million de développeurs actifs mensuels. Sam Altman affirme qu’il s’agit du modèle « adopté le plus rapidement » de l’histoire d’OpenAI .
Cette dynamique s’accompagne d’une offensive commerciale : Codex est temporairement accessible aux utilisateurs ChatGPT Free et Go, et les limites d’usage sont doublées pour les abonnés payants.
Une réponse directe à la concurrence
Le lancement intervient dans un contexte où Anthropic, Google et d’autres acteurs poussent leurs propres environnements d’ « agentic coding ». Codex cherche clairement à « rattraper » Claude Code et les apps concurrentes, tout en misant sur la puissance du modèle GPT‑5.2 pour se démarquer.
L’app est pour l’instant exclusive à macOS, mais OpenAI confirme travailler sur une version Windows et sur des capacités cloud permettant à Codex de fonctionner en continu, même lorsque l’ordinateur est éteint.





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