OVHcloud pousse ses pions dans les labos et les campus européens via OCRE : moins de paperasse, plus de cloud, et un angle “souveraineté” qui tombe à pic. Au menu, une quarantaine de services, du PaaS et un discours data protection taillé pour les contraintes des institutions publiques.
Cloud souverain et OCRE se croisent rarement dans un même appel d’offres paneuropéen. En entrant l’an dernier le catalogue OCRE (Open Clouds for Research Environments) piloté par l’association paneuropéenne GÉANT, OVHcloud s’est ouvert les portes des établissements d’enseignement supérieur et centres de recherche européens avec des offres qui simplifient l’acquisition de services cloud par ces entités d’enseignement et de recherche. Le mécanisme fonctionne comme un contrat cadre, avec des fournisseurs référencés et des conditions préétablies, ce qui évite de relancer un appel d’offres complet à chaque projet.
OVHcloud annonce une intensification de son soutien à l’éducation et la recherche. L’accord cadre couvre maintenant neuf pays, dont la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays Bas, la Pologne, le Portugal, l’Espagne et le Royaume Uni.
Dans un climat géopolitique particulièrement tendu, les discours de l’hyperscaler français sur la souveraineté et la protection font mouche. Les institutions concernées, qui doivent concilier mise à l’échelle, conformité et maîtrise de la chaîne technique, vont accéder à plus de quarante produits et services cloud, incluant des solutions PaaS, tout en bénéficiant des standards européens de protection des données. De quoi faire un peu d’ombre aux grands clouds internationaux qui sont évidemment déjà présents dans ce catalogue parfois au travers d’intégrateurs et revendeurs.
Histoire de prouver son engagement auprès des milieux de l’enseignement et de la recherche, OVHcloud rappelle au passage collaborer notamment avec l’INRIA sur le projet DISTILLER, qui vise à développer des méthodologies pour réduire l’empreinte environnementale des applications cloud natives. Le groupe rappelle également miser fortement sur l’informatique quantique – sujet majeur de la recherche en europe – , lui qui a fait l’acquisition de deux ordinateurs quantiques (une machine Orion de Pasqal et un ordinateur photonique MosaiQ de Quandela) et a lancé un service QaaS « Quantum Cloud Platform », destiné à démocratiser l’accès aux émulateurs quantiques.
De quoi imposer un peu plus OVHcloud en fournisseur européen de prédilection dans les achats publics académiques et l’aider dans sa quête de conquête de parts de marchés face à des acteurs américains aux pouvoirs de lobbying quasi-infinis.





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