Economie

Gérald Karsenti chez Oracle : à peine arrivé, déjà parti !

Gérald Karsenti a démissionné de son poste de country manager d’Oracle France nous apprend Le MagIT qui s’est vu confirmer l’information par l’éditeur. Ce dernier a précisé que l’intérim était assuré par Fabio Spoletini, country manager d’Oracle Italie et VP Technologie pour la région France, Italie, Russie et CEI.
Dans cette grande transformation, le nouveau patron d’Oracle aura-t-il les moyens de ses ambitions étant l’organisation de l’entreprise ? « J’ai défini une feuille de route qui a été acceptée avant que j’entre chez Oracle, affirme-t-il. Mais il faut définir un juste milieu entre une indépendance totale et l’application rigide d’une stratégie globale, expliquait-il lors de sa première conférence de presse en tant que responsable d’Oracle. La réponse a la question a donc été donnée rapidement (Oracle : le cloud rien que le cloud mais tout le cloud).

Patron d’HPE France de 2011 à 2016, Gérald Karsenti avait ensuite occupé la vice-présidence ventes globales & alliances stratégiques du constructeur pour la région EMEA. Il avait rallié Oracle en septembre dernier pour remplacer Harry Zarrouk, promu vice-président South Europe Oracle Systems, à la tête de la filiale française. Il aura donc passé à peine 6 mois chez l’éditeur. Il est vrai que la tâche à affronter était rude. Il fallait à la fois restaurer l’image dégradée d’Oracle auprès des clients échaudés par des audits de licences à répétition, mettre fin à la rivalité entre la division Systèmes et la division chargée du cloud, et enfin apaiser le climat social après des licenciements intervenus dans un climat considéré comme détestable par les représentants du personnel. « Gérald Karsenti aura-t-il les moyens de remplir sa mission ? », nous interrogions nous alors rappelant que, contrairement à ce qui prévaut chez HP, le country manager France d’Oracle n’a pas réellement de pouvoir. Optimiste, Gérald Karsenti avait indiqué à l’époque au MagIT qu’il avait plutôt carte blanche et qu’on lui faisait confiance pour transformer l’entreprise localement.

Selon nos confrères, il pourrait prendre la succession de Robert Vassoyan à la tête de Cisco France, ce dernier ayant rallié Atos le mois dernier en tant que directeur général adjoint. Petit détail : au moment où nous publions cet article, Robert Vassoyan apparaît toujours sur le site de Cisco France en tant que président de la filiale.

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