Les résultats du dernier trimestre calendaire 2025, qui correspond au premier trimestre fiscal 2026 d’Apple ont balayé tous les doutes. L’iPhone 17 propulse le géant californien vers des sommets historiques, porté par un retour en force spectaculaire et inattendu… en Chine !

L’année 2025 n’aura pas été un long fleuve tranquille pour Apple sur les marchés financiers. Avec une progression de 8,6% de son titre sur l’ensemble de l’exercice, le fabricant de l’iPhone a sous-performé par rapport au S&P 500 qui affichait une hausse de 16,4%. Cette performance en demi-teinte traduisait les interrogations des investisseurs face à une stratégie d’intelligence artificielle jugée « timide » (mais surtout à la traine) comparée aux investissements massifs de ses concurrents. L’action oscillait autour des 260 dollars en début d’année 2026, valorisant l’entreprise à près de 3 900 milliards de dollars, la plaçant au coude-à-coude avec Alphabet pour la deuxième place mondiale par capitalisation boursière, derrière Nvidia, l’ex-second Microsoft ayant déraillé ces dernières semaines.

Dans ce contexte de scepticisme ambiant, les analystes scrutaient avec attention les résultats du premier trimestre fiscal 2026, correspondant à la période des fêtes de fin d’année, traditionnellement décisive pour Apple. Le consensus tablait sur un chiffre d’affaires de 138,48 milliards de dollars et un bénéfice par action de 2,67 dollars.

Mais Apple a fait mieux… bien mieux.

Des résultats au-delà de toutes les attentes

Les chiffres dévoilés le 29 janvier 2026 ont balayé tous les doutes. Apple a enregistré un chiffre d’affaires trimestriel de 143,76 milliards de dollars, en hausse de 16% sur un an, pulvérisant le consensus de plus de 5 milliards de dollars.
Le bénéfice net atteint 42,1 milliards de dollars contre 36,3 milliards un an plus tôt, un record historique représentant une progression de 19% par rapport à l’exercice précédent. « Aujourd’hui, Apple est fier d’annoncer un trimestre remarquable, établissant des records… et bien au-delà de nos attentes », s’est ainsi réjouit Tim Cook, PDG d’Apple.
Les dépenses d’exploitation se sont élevées à 18,4 milliards de dollars, dont 10,9 milliards consacrés à la recherche et développement, un investissement en hausse de 32% sur un an témoignant des ambitions du groupe dans l’intelligence artificielle.

La marge brute s’est établie à 48,2%, dépassant légèrement le haut de la fourchette des prévisions communiquée par le groupe lors du précédent trimestre. « Ces résultats exceptionnellement solides ont généré près de 54 milliards de dollars de flux de trésorerie opérationnel, nous permettant de retourner près de 32 milliards de dollars aux actionnaires » souligne Kevan Parekh, directeur financier d’Apple.

Cette performance s’explique par un mix produit favorable, porté par le cycle de renouvellement particulièrement dynamique de l’iPhone. C’est un fait : quand les ventes d’iPhone vont bien, Apple va bien. Or justelem

L’iPhone 17, locomotive incontestable

Les ventes du smartphone vedette, qui sont toujours critiques en fin d’année calendaire, ont en effet bondi de 23% pour atteindre 85,27 milliards de dollars, représentant près de 60% du chiffre d’affaires total du groupe. Ce chiffre dépasse largement les 78,65 milliards anticipés par les analystes et marque un retournement spectaculaire après un trimestre de fêtes 2024 où les ventes d’iPhone avaient légèrement reculé et dérouté.

« La demande pour l’iPhone a été tout simplement stupéfiante », reconnaît Tim Cook. Apple compte désormais une base installée de 2,5 milliards d’appareils actifs dans le monde, contre 2,35 milliards un an plus tôt. Ce chiffre revêt une importance stratégique majeure puisqu’il définit le marché adressable pour les services du groupe et l’écosystème logiciel. Le trimestre écoulé a vu un nombre record de clients effectuer une mise à niveau vers les nouveaux modèles, tandis que les « switchers », ces utilisateurs migrant depuis Android, ont enregistré une croissance à deux chiffres.

La Chine, théâtre d’un retour en grâce spectaculaire

Mais la véritable surprise de ce trimestre provient de la région « Grande Chine ». Après plusieurs trimestres de difficultés face à la concurrence locale de Huawei et Xiaomi, Apple a enregistré des ventes de 25,53 milliards de dollars dans cette zone, en progression de 38% sur un an. Ce résultat pulvérise les attentes des analystes qui tablaient sur 21,8 milliards de dollars et constitue le meilleur trimestre dans la région depuis quatre ans. « Durant le trimestre, la fréquentation de nos magasins en Chine a progressé à deux chiffres par rapport à l’année précédente. Notre base installée a atteint un record historique à la fois en Grande Chine et en Chine continentale » a ainsi confirmé Tim Cook.

Ce retournement s’explique notamment par les subventions gouvernementales à la consommation en vigueur en Chine qui ont clairement contribué à soutenir les ventes de smartphones haut de gamme.

Des performances contrastées sur les autres segments

Au-delà de l’iPhone, les résultats du groupe présentent néanmoins un tableau plus nuancé.

La division Services poursuit sa trajectoire ascendante avec un chiffre d’affaires de 30,01 milliards de dollars, en hausse de 14% sur un an, franchissant pour la première fois le seuil symbolique des 30 milliards sur un trimestre.
Apple a enregistré des records historiques dans la publicité, les services cloud, Apple Music et les services de paiement, tandis que l’App Store et Apple TV+ ont établi des records pour un trimestre de décembre. Le nombre de comptes payants et de comptes actifs a atteint des sommets historiques.

L’iPad affiche une croissance plus molle de 6% à 8,60 milliards de dollars, porté par les modèles équipés de la puce M5. Fait notable, plus de la moitié des acheteurs d’iPad sur le trimestre n’en possédaient pas auparavant, témoignant de la capacité du produit à conquérir de nouveaux utilisateurs.

En revanche, le Mac recule de 7% à 8,39 milliards de dollars, pénalisé par une base de comparaison défavorable liée aux lancements du MacBook Pro M4, du Mac Mini et de l’iMac au même trimestre de l’année précédente. Malgré ce repli, la base installée de Mac a atteint un record et près de la moitié des acheteurs étaient de nouveaux clients.

La catégorie Wearables, Home and Accessories, qui regroupe l’Apple Watch, les AirPods et le Vision Pro, enregistre un léger repli de 2% à 11,49 milliards de dollars. Kevan Parekh estime néanmoins que cette division aurait progressé sans les contraintes d’approvisionnement qui ont affecté les AirPods Pro 3. L’Apple Watch continue de séduire pour ses fonctionnalités de santé et bien-être, avec un nombre croissant d’utilisateurs portant leur montre durant leur sommeil.

Des perspectives solides malgré des vents contraires

Pour le trimestre en cours, Apple anticipe une croissance du chiffre d’affaires comprise entre 13% et 16% sur un an, soit une fourchette de 107,8 à 110,7 milliards de dollars, bien supérieure aux 104,8 milliards attendus par Wall Street. La division Services devrait maintenir un rythme de progression similaire à celui du trimestre écoulé, autour de 14%. La marge brute est attendue entre 48% et 49%, un niveau remarquable compte tenu des pressions sur les coûts des composants (avec la pénurie de mémoire).

Ces perspectives intègrent néanmoins plusieurs défis. Apple a prévenu que l’approvisionnement en iPhone serait contraint durant le trimestre, une conséquence directe de la demande exceptionnelle qui a vidé les stocks. Les tensions sur la chaîne d’approvisionnement sont alimentées par la disponibilité limitée des nœuds de fabrication avancés nécessaires à la production des puces Apple Silicon.

La hausse des prix de la mémoire constitue un autre sujet de vigilance. Si l’impact sur les marges a été minimal au premier trimestre, Tim Cook anticipe un effet plus marqué sur le trimestre en cours, déjà intégré dans les prévisions de marge brute. Les prix de la mémoire devraient continuer d’augmenter significativement au-delà, sous l’effet de la demande liée à l’intelligence artificielle qui accapare les capacités de production des fondeurs.

Sur le front de l’intelligence artificielle justement, Apple a annoncé début janvier un partenariat avec Google pour intégrer le modèle Gemini à son assistant Siri. Cette alliance, perçue par certains observateurs comme un aveu de faiblesse dans le développement de modèles propriétaires, pourrait toutefois accélérer le déploiement de fonctionnalités IA avancées dans l’écosystème Apple. Le groupe continue d’affirmer disposer des « meilleures plateformes au monde pour l’IA » et promet des innovations majeures dans les mois à venir. « L’IA va nécessiter des investissements supplémentaires par rapport à notre feuille de route produit habituelle », a par ailleurs précisé Kevan Parekh, justifiant ainsi la hausse des dépenses de R&D.

 

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