La génération Z est férue de nouvelles technologies mais craint de ne pas avoir assez de compétences professionnelles et aspire à plus de contacts humains.

C’est ce qui ressort d’une enquête mondiale commanditée par Dell Technologies qui confirme que 80% des Z aspirent à travailler avec des technologies de pointe et plus d’un tiers d’entre eux sont intéressés par les métiers du secteur informatique. Cette génération Z souhaite plus de contacts humains au travail,

La génération Z arrive sur le marché du travail, et avec elle une mentalité qui donne la priorité aux nouvelles technologies. Elle propulsera les entreprises encore plus loin dans l’ère du numérique, et creusera potentiellement le fossé entre les quatre générations présentes au travail.

Zoom pour les Z français

Les Z français sont totalement immergés dans les nouvelles technologies : 96% les ont utilisées dans le cadre de leur cursus. Plus de huit sur dix indiquent que le package technologique proposé par un employeur est un critère de sélection pour un emploi. 80% souhaitent travailler avec des technologies de pointe. Parmi ceux-ci, 29%  se disent intéressés par les métiers informatiques, notamment la cybersécurité et les activités de recherche-développement.

Une grande proportion (71%) pense que les nouvelles technologies et l’automatisation vont créer un environnement de travail plus équitable en évitant les préjugés et la discrimination.

La machine en complément et non en remplacement

Une majorité importante (83%) est consciente que nous entrons dans l’ère des partenariats homme-machine : 40% des participants à l’enquête en France pensent que les êtres humains et les machines vont coopérer au sein d’équipes intégrées, tandis que 43%  voient les machines comme des outils auxquels nous pouvons recourir en fonction des besoins.

Alors que la plupart des Z ont confiance dans leurs compétences numériques, ils craignent de ne pas avoir les compétences professionnelles attendues par manque d’expérience. 75% d’entre eux jugent leurs compétences digitales bonnes voire excellentes.

Pourtant la quasi-totalité des nouveaux diplômés (92%) nourrissent des inquiétudes quant à leur futur emploi. Seulement la moitié (50%) des étudiants interrogés considèrent leur formation bonne ou excellente pour les préparer à leur futur métier. Seuls 40% des Z sont convaincus de posséder les compétences technologiques attendues par les employeurs mais pas nécessairement les autres compétences professionnelles (52% en moyenne dans le monde). Mais il est vrai que les compétences technologiques devront être mises à jour en permanence.

Dans le même temps, les collaborateurs seniors redoutent d’être dépassés et qu’une majorité des postes de direction à l’avenir soient occupés par ces enfants du numérique.

Dans ce contexte de cohabitation intergénérationnel, les organisations doivent aider leurs collaborateurs à trouver un terrain d’entente à mesure qu’elles s’efforcent d’instaurer une culture donnant la priorité au numérique. Des équipes transversales, aux compétences complémentaires, peuvent encourager l’échange de connaissances et une nouvelle approche de la résolution des problèmes. Les stages, programmes de rotation et autres opportunités de formation en début de carrière peuvent aider les collaborateurs juniors à acquérir de l’expérience et à développer leurs autres compétences ou « soft skills » en entreprise. En outre, des programmes de mentorat inversé permettront d’étendre les compétences numériques au sein des organisations, sous l’impulsion de la génération Z.

La dimension humaine

Bien qu’ayant interagi avec des terminaux numériques pratiquement depuis sa naissance et grandi avec les réseaux sociaux, la génération Z aspire à plus de contacts humains au travail. Le face-à-face (36%) est la méthode privilégiée pour communiquer avec des collègues, suivie du téléphone (21%), les applications de messagerie et les emails représentant 18%. Particularité, en France, 23% de la génération Z privilégient les SMS contre seulement 10% en moyenne.

« Les jeunes professionnels d’aujourd’hui ont grandi dans un cadre éducatif collaboratif et ils attendent la même chose au travail », observe Maribel Lopez, analyste spécialisée dans les nouvelles technologies et conseillère stratégique pour le cabinet Lopez Research qui a réalisé l’enquête. « Bien que la communication en face à face ne soit pas toujours possible dans l’environnement de travail moderne, des technologies immersives permettent à tous les membres du personnel, quelle que soit leur fonction, de collaborer aussi bien dans le monde physique que virtuel. »

 


Zoom sur la génération Z

La génération Z (aussi appelée génération C pour Communication, Collaboration, Connexion et Créativité) est la génération qui succède à la génération Y. La Génération Z représente ceux qui sont nés autour de 2000 jusqu’à aujourd’hui. Ils sont nés après la chute du mur de Berlin en 1989, pendant les attentats du 11 septembre 2001[Mal dit] et avant le printemps arabe. Ils ont toujours connu un monde avec une grande présence de l’informatique et de l’Internet.

(Source : Wikipedia)