En plein développement, le secteur numérique représente aujourd’hui plus de 500 000 emplois en France, selon Numeum. La transformation numérique est le focus prioritaire de la plupart des entreprises, surtout dans le contexte de la pandémie et de ses conséquences, comme le prouve notamment l’accélération de la digitalisation de l’expérience client.
Au centre de cette dynamique se trouve la donnée, qu’on retrouve partout aujourd’hui, synonyme de croissance et de durabilité. Mais les données amènent aussi leur lot de défis, pour réussir à tirer parti de leur valeur, les contrôler, les réguler et les protéger. Car ce que les entreprises souhaitent, c’est intégrer de plus en plus les données dans leur prise de décision, autrement dit être « data-driven ».

Face à cette prise de conscience et cette évolution de stratégie, à quoi faut-il s’attendre pour 2022 en termes de tendances autour des données ?

Les chefs d’entreprise du monde entier prendront conscience des qualités subjectives des données comme atouts pour permettre aux entreprises de réussir

La pandémie a accéléré la nécessité pour les entreprises de se transformer numériquement et de s’appuyer sur les données pour accroître leur efficacité opérationnelle et rester compétitives sur le marché. Pourtant, selon une enquête récente, 78 % des cadres ont des difficultés à prendre des décisions fondées sur les données et 60 % ne font pas toujours confiance aux données qu’ils utilisent.
Traiter les données comme un actif qui peut être mesuré, auquel on peut faire confiance et sur lequel on peut agir fournira aux entreprises des données saines pour prendre des décisions critiques qui stimulent les résultats commerciaux.

La Grande Démission se poursuivra si une Grande Réévaluation n’a pas lieu

Les employés recherchent des emplois qui les prennent non seulement en charge financièrement, mais qui correspondent aussi à leurs valeurs et à leur identité. De la même façon que les employés réévaluent leur carrière, les entreprises devront réévaluer l’environnement de travail qu’elles proposent, pour attirer et retenir davantage les talents.
Les avantages, sociaux et indirects, seront amenés à évoluer avec les nouvelles habitudes de travail et les nouvelles priorités des employés. L’époque où une simple assurance maladie et un plan de retraite suffisaient à inciter les employés potentiels à accepter une offre d’emploi est révolue.
Le COVID a accéléré la nécessité pour les entreprises d’innover pour gérer leurs opérations ou servir les clients ; à présent, les entreprises doivent aussi réévaluer la valeur qu’elles apportent à leurs employés.

La culture d’entreprise se perdra si les entreprises ne privilégient pas les interactions humaines

La culture d’entreprise se nourrit d’expériences partagées. Les entreprises ne peuvent pas s’appuyer uniquement sur les outils numériques pour reproduire les interactions humaines, et ce quels que soient les efforts mis en œuvre. Elles doivent elles-mêmes créer ces liens, en continuant la tenue de sessions d’accueil en présentiel ou en créant des événements micro-régionaux en fonction du lieu de résidence des employés.
Ces expériences partagées doivent ancrer et soutenir la stratégie de l’entreprise plutôt que d’être le fruit d’une réflexion a posteriori. Quand elles sont effectivement menées, elles engendrent la confiance, les liens et l’empathie qui contribuent à la culture d’entreprise.

Etre « data-driven » sera un objectif de plus en plus prisé par les entreprises

Les entreprises à l’heure actuelle cherchent de plus en plus à lancer des projets autour des données et à générer de la valeur ajoutée. La plupart du temps, le blocage n’est pas de nature technologique, mais plutôt culturel. Le défi est tout d’abord de permettre aux entreprises d’accéder aux données, sans faire l’impasse sur leur sécurité et leur confidentialité, et leur donner la possibilité de transformer la donnée. Pour cela, la clé est de réconcilier les équipes informatiques et commerciales, en réalignant leurs objectifs autour d’axes communs. Enfin, il faut que les entreprises puissent avoir confiance dans leurs données, plus précisément dans la fiabilité et la qualité des données, pour pouvoir les mettre à profit dans leurs prises de décisions.

A l’aube d’une nouvelle année, quelle est la part d’entreprises déjà engagées dans une approche stratégique autour des données ? Si toutes ne partent pas du même niveau et n’ont pas les mêmes capacités, une chose est sûre : elles font toutes le maximum possible aujourd’hui, et la meilleure façon de les aider est de débloquer les capacités des personnes responsables des données, pour leur en donner un meilleur accès.
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Par Christal Bemont, CEO de Talend