L’initiative aura été plus longue et plus complexe à mettre en place qu’initialement prévu. Aujourd’hui mature et pleinement déployée, la « Global Transparency » de Kaspersky fête ses trois ans d’existence et veut redorer l’image d’un éditeur handicapé par ses origines et les tensions politiques internationales.
Victime collatérale d’une lutte politique Americano-Russe et soupçonnée de collaborer avec les services secrets russes, Kaspersky lançait en 2017 son « Initiative Globale de Transparence ». L’éditeur voulait promouvoir une approche de cybersécurité plus responsable et transparente.
En trois ans, cette initiative a pris corps et s’est même étoffée. L’éditeur célèbre aujourd’hui son anniversaire en annonçant avoir terminé la relocalisation de tous les traitements de données des utilisateurs européens mais aussi américains, canadiens et de la région Asie-Pacifique (hors Chine) dans son centre de Transparence basé en Suisse à Zurich.

L’un des objectifs clés de la Kaspersky GTI (Global Transparency Initiative) était d’ouvrir des centres permettant à des experts cybersécurité, des organismes d’état, et des organismes de certification d’accéder non seulement aux codes sources de ses logiciels (que l’éditeur n’a pas l’intention de publier en open source) mais également à toute sa chaîne de production logicielle, de la compilation des codes sources jusqu’au déploiement des exécutables.

Outre cet accès au code (qui depuis peut se faire via Internet) et la relocation des données du « Kaspersky Network Security« , Kaspersky a également lancé un programme de Bug Bounty : 37 bugs ont ainsi été rapportés par les hackers éthiques pour un montant de primes s’élevant pour l’instant à 57 750 dollars.
Au total, quatre centres de transparence ont été ouverts (Zurich, Madrid, Sao Paulo, Kuala Lumpur) avec un cinquième qui sera inauguré en début d’année 2021 à New Brunswick au Canada pour couvrir les besoins de l’Amérique du Nord. Rappelons que l’éditeur reste interdit dans toutes les administrations américaines.







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